Contrefaçon de médicaments

Selon une fiche d'information de l'Organisation Mondiale de la Santé, publiée en 2011, toutes sortes de médicaments, aussi bien de marque que génériques, ont fait l'objet d'une contrefaçon, depuis les traitements contre des maladies mettant en jeu le pronostic vital jusqu'aux antalgiques et antihistaminiques d'usage courant.

La contrefaçon sévit plus particulièrement dans certains pays africains, ainsi que dans certaines régions d'Asie et d'Amérique latine en raison de la faiblesse de leurs instances étatiques de réglementation et de contrôle des médicaments. En 2009, deux Chinois sont morts et beaucoup d'autres ont été hospitalisés après avoir été traités avec des antidiabétiques contrefaits. La même année, on a découvert en République-Unie de Tanzanie qu'un traitement contre la malaria, sans aucune valeur thérapeutique, était en vente dans une quarantaine de pharmacies. Il existe bien d'autres cas de ce type, connus ou non.

Les pays industrialisés ne sont pas non plus totalement à l'abri du fléau des médicaments contrefaits et de leurs dangers. Des médicaments contre l'obésité, pour le traitement de maladies mentales et pour réduire le taux de cholestérol, ne contenant pas de principes actifs en quantité suffisante pour être efficaces, ont été découverts dans la chaîne d'approvisionnement légale aux Etats-Unis et au Royaume-Uni au tout début du 21ème siècle.

La RFID peut aider à lutter contre la contrefaçon de médicaments, et même à y mettre un terme : cette technologie peut en effet servir à valider leur origine. Elle peut également constituer un élément essentiel des systèmes de suivi et de localisation des médicaments lors de leur expédition. La RFID peut ainsi contribuer activement à sauver des vies dans le monde entier.